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Comité préparatoire du Sommet mondial pour ENV/DEV/B/13
le développement durable 4
juin 2002
Quatrième session -- 5ème séance
Soir
INTERDEPENDANCE, DIVERSITE, PARTICIPATION ET
EQUITE CITEES PARMI LES ELEMENTS A INTEGRER DANS LE« DOCUMENT
POLITIQUE » DE JOHANNESBURG
Le
Comité préparatoire du Sommet mondial pour le développement durable a consacré,
ce soir, sa réunion publique, à une première réflexion sur les éléments à
intégrer dans le «document politique» qu’auront à élaborer, avant le Sommet
mondial, les ministres attendus au Centre international de conférences de Bali,
du 5 au 7 juin, pour participer au débat ministériel. Le Comité préparatoire a entendu, d’autre part, le rapport du
Groupe de contact sur les initiatives en matière de partenariats nécessaires à
la réalisation des objectifs de développement durable.
Lançant
la discussion sur le « document politique », le Président du Comité
préparatoire, M. Emil Salim (Indonésie) a souligné que l’importance du document
politique tient au fait que les Chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé un
document qui exprime leur engagement à créer un environnement politique
favorable à la mise en œuvre des engagements pris à Bali. Le « document d’application », a
insisté le Président, ne peut se concrétiser en l’absence d’une
« bénédiction politique » de la part des Chefs d’Etat et de
gouvernement. Le point central du
Sommet étant la réalisation du développement durable, il faut expliciter ce
développement qui comprend trois ingrédients principaux à savoir le
développement social, le développement économique et le développement
écologique.
La
différence entre le développement durable et le développement économique connu
jusqu’ici est que leurs éléments sont fusionnés en un seul. Le développement social a pour élément
principal l’élimination de la pauvreté en tant que préalable indispensable au
développement durable. Le développement
économique implique lui l’élimination des modes de production et de
consommation non viables et enfin, le développement écologique suggère la
protection et la gestion des ressources naturelles. C’est là le point central de l’engagement de Bali et du
développement durable, a estimé le Président.
Pour
ce faire, il a souligné la nécessité d’un cadre de coopération internationale
qui mette l’accent sur les moyens d’exécution de ces trois types de
développement et donc du développement durable. En conséquence, les éléments du « document politique »
doivent mettre l’accent sur le climat politique favorable au développement
durable à savoir sur la reconnaissance de l’interdépendance des pays dans la
durabilité du développement, de leur diversité, et de l’importance qu’il y a à
faire participer toutes les parties prenantes dans les processus de prise de
décision qui suppose l’équité.
L’élimination de la pauvreté, le changement des modes de production et
de consommation non viables et la protection de l’environnement, tels doivent
être les mots d’ordre du développement durable.
A la
suite de ces observations, les représentants du Venezuela (au nom du Groupe des
77), de l’Espagne (au nom de l’Union européenne et des pays associés), de
l’Arménie, de la République tchèque, du Mexique, du Kazakhstan, de
l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et du
Fonds commun des matières premières ont tous reconnu l’importance d’un tel
document et se sont félicité de l’exposé du Président du Comité
préparatoire. Ils ont dit leur
intention de participer activement aux
discussions en la matière.
Pour
sa part, le Président du groupe de contact sur les initiatives en matière de
partenariats a indiqué que les discussions de fond ont eu lieu hier et qu’elles ont permis d’examiner et
d’élaborer les lignes directrices de ces partenariats. Des négociations auront lieu demain, en
particulier sur les « partenariats de type 2 » qui concernent au
premier chef les grands groupes identifiés d’Action 21.
(à suivre)
Demain,
mercredi 5 juin, à 9 heures 30, le Comité préparatoire ouvrira sa réunion
ministérielle en présence de la Présidente de l’Indonésie, Mme Megawati
Sukarnoputri et de la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Louise
Fréchette. Outre l’élaboration du
«document politique», les ministres auront à tracer la voie à suivre entre Bali
et Johannesburg et à réfléchir aux initiatives concernant les partenariats.
Les
négociations étant toujours en cours, les Coprésidents des Groupes de travail
n’ont pas été en mesure, ce soir, de faire rapport de l’état d’avancement des
négociations du “document d’application d’Action 21”. Ces négociations se tiennent au sein de trois groupes de travail
et de divers groupes de contact; le Président ayant nommé comme facilitateur un
« Groupe des Amis du Président » composé du Brésil, de l’Indonésie et
de l’Afrique du sud. Les chapitres I à
IV sont confiés au Groupe de travail I qui se voit ainsi chargé de
l’introduction, de l’élimination de la pauvreté, de la modification des modes
de consommation et de production non viables, et de la protection et la gestion
des ressources naturelles aux fins du développement économique et social.
Le
Groupe de travail II est lui chargé des chapitres V à IX concernant le
développement durable à l’ère de la mondialisation, la santé, le développement
durable des petits Etats insulaires en développement, les initiatives en faveur
du développement de l’Afrique, et les moyens d’exécution. Le Groupe de travail III élabore, de son
côté, un document sur le cadre institutionnel du développement durable.
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