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Comité préparatoire du Sommet mondial pour ENV/DEV/B/16
le développement durable 6
juin 2002
Quatrième session –8e séance plénière
A BALI, LES MINISTRES ADHERENT AUX PRINCIPES DIRECTEURS DES PARTENARIATS DE
TYPE 2 COMME COMPLEMENT AUX PARTENARIATS DE TYPE 1
Après avoir engagé hier des discussions sur
les moyens de faire du “document d’application” toujours en négociation, un
moteur de la mise en oeuvre d’Action 21, les participants à la réunion de haut
niveau du Comité préparatoire du Sommet mondial pour le développement durable,
se sont penchés sur la question des partenariats à mettre en place, ce
matin. Les discussions ont porté
notamment sur les partenariats dits de type 2,
et ont conduit les intervenants à adhérer aux principes directeurs
énoncés par les Coprésidents du Groupe de contact sur la question.
Pour les ministres de l’environnement, les partenariats de type 2
doivent viser à contribuer à la mise en oeuvre du “document d’application” et
du “document politique” qui forment entre autres, les deux principaux textes
attendus du processus préparatoire. Au titre des partenaires, les
gouvernements, les groupes régionaux, les autorités locales, les ONG, les
institutions internationales et le secteur privé ont été mentionnés. Parmi les caractéristiques principales, les
intervenants ont énuméré la base volontaire, le respect mutuel, la
transparence, la bonne foi et la
responsabilité partagée entre tous les partenaires. La conformité avec les stratégies de développement durable des
pays, des régions et des communautés a également été présentée comme une autre
condition essentielle.
Plusieurs intervenants ont jugé important que ces partenariats ne se substituent pas aux engagements pris par les gouvernements – partenariats de type 1- mais servent de mécanismes de leur mise en oeuvre. Des objectifs clairs et réalisables assortis de calendriers d’exécution fixés ont été perçus en tant qu’éléments indispensables de ces partenariats. A cet égard, la mise en place de mécanismes d’évaluation aux niveaux national et international a été jugée nécessaire. Selon des intervenants, des rapports devraient être présentés à la Commission du développement durable de l’ONU qui servirait ainsi de point focal aux discussions sur les enseignements tirés de ces partenariats les progrès effectués et les meilleures pratiques. Concernant les ressources financières, un nombre important d’intervenants ont jugé essentiel que les sources de financement soient identifiées et si possible avant le Sommet mondial pour le développement durable, pour ce qui est du financement initial.
Cet après-midi à
15 heures, la réunion ministérielle tiendra un débat sur les éléments à
intégrer dans le “document politique” que les Chefs d’Etat et de
gouvernement auront à approuver à
l’issue du Sommet mondial sur le développement durable, qui se tiendra à
Johannesburg à la fin du mois d’août.
S’agissant du document d’application, les négociations se poursuivent au
sein des deux groupes de travail et des divers groupes de contact et sont
facilitées par le “Groupe des Amis du Président” (Brésil, Indonésie et Afrique
du sud). Le Comité préparatoire devrait
achever ses travaux demain vendredi 7 juin.
(à suivre)
Débat ministériel sur le thème “Initiatives en
matière de partenariats”
La représentante de
la République de Corée a insisté sur les questions de l’élimination de
la pauvreté, de la parité entre les sexes, de l’écoétiquetage et du recyclage
des déchets qui a permis à son pays de réduire de 45% des déchets. La mise en oeuvre des accords internationaux
et la mise en place de mécanismes de mise en oeuvre d’Action 21, en particulier
dans les pays en développement, doivent être les priorités. Elle a souligné, le rôle du secteur privé
qui exige la création d’un environnement favorable à ses activités. Grâce à une participation active des parties
prenantes- grands groupes- il serait possible de résoudre les problèmes liés au
développement. Toutefois, les
partenariats ne doivent pas être utilisés par les gouvernements pour se dérober
à leurs responsabilités, a prévenu la représentante. Le représentant du Koweït a estimé que l’établissement
d’un lien entre le développement économique et le développement écologique
exige l’adoption de mesures renforcées pour s’attaquer à la pauvreté. Il faut, pour ce faire, assurer une bonne
coopération entre les grands groupes et les gouvernements.
Le représentant de l’Azerbaïdjan a
attiré l’attention sur l’absence de ressources financières nécessaires à la
réalisation des objectifs du développement durable, en particulier dans le
domaine de l’exploitation des ressources pétrolières. Il a appuyé les mesures de partenariats qu’il a bien
accueillies. Le représentant du Soudan a insisté sur le non-respect des engagements
financiers pris en vertu d’Action 21.
Il s’est dit favorable à des partenariats à condition qu’ils soient
équitables, apolitiques et non sélectifs.
Ils doivent, a-t-il ajouté, reposer sur un cadre international qui
donnerait les directives aux grands groupes et aux gouvernements pour nouer les
partenariats au niveau national. Le
représentant de la Nouvelle-Zélande a souligné le caractère fondamental
des partenariats dans la politique d’assistance au développement durable du
pays. Les partenariats se tournent
surtout vers la région du Pacifique qui connaît des problèmes aigus en matière
de développement durable. Ces
partenariats exigent un certain degré de sincérité de la part des pays et des
groupes. Tout doit reposer sur la
confiance et le respect des priorités déterminées par les pays eux-mêmes.
Prenant la parole au nom de l’Union
européenne, le représentant de l’Espagne a dit que tout partenariat
devrait tenir compte à la fois de la dimension économique et écologique du
développement durable. Les stratégies
de réduction de la pauvreté devront être considérées dans un cadre participatif
mettant en présence les ONG, la société civile, les groupes et organismes
régionaux, et le secteur privé, qui seraient la cheville ouvrière des
partenariats de type 2. Tous les
partenaires devront dans la mesure du possible, veiller à ce que leur portée
soit de niveau international. Le but
est de parvenir à une valeur ajoutée consistante et soutenue. Les initiatives qui seront annoncées après
le Sommet de Johannesburg pourraient être prises en considération. L’Union européenne a manifesté son désir
d’officialiser les principes des partenariats de type 2, qui devraient être
parties du plan d’action qui sera adopté à Johannesburg.
Concernant les mécanismes de suivi, il existe
un lien entre le niveau de responsabilité des acteurs et la souplesse qui
pourrait leur être accordée au sein de ces mécanismes. La Commission du développement durable devra
faire en sorte que des informations soient continuellement disponibles sur la
manière dont agissent les différents partenaires. Un débat permanent devra être instauré, et des rapports réguliers
devraient en être issus. L’Union
européenne estime que la santé, l’énergie, le commerce l’eau, les modes de
production et de consommation, pourraient être les domaines faisant l’objet de
partenariats prioritaires.
Pour le représentant du Qatar, la
promotion du développement durable sera dépendante de la disponibilité de
ressources financières suffisantes et substantielles. C’est dans ce domaine que devra être promue en premier la notion
de partenariat. Le Qatar est d’avis que
la mise en oeuvre des engagements pris à Doha devra être considérée comme une
priorité. Nous sommes sensibles à la
résolution des questions liées à la gestion de l’eau et espérons que le Sommet
de Johannesburg permettra de trouver des consensus sur ce thème important.
Le représentant du groupe d’entreprises “Business
action for sustainable development” (BASD)a estimé que la réussite de
partenariats dépendra de la mise en œuvre de la bonne gouvernance. Les normes de cette bonne gouvernance
devront être appliquées aux niveaux global, national, et aussi au sein même des
entreprises et du secteur privé pour que la transparence soit mutuelle. Concernant la question cruciale de l’énergie
et de la conservation, le secteur privé estime que dans une région comme
l’Afrique, des partenariats pourraient permettre une amélioration des méthodes
de production des hydrocarbures et de leurs produits dérivés. La sauvegarde de l’environnement naturel
pourrait être aidée par la vulgarisation de l’usage du gaz naturel, en
remplacement du bois de chauffe. La
promotion de nouvelles habitudes et modes de consommation nécessite des partenariats
entre la société civile et les consommateurs et les entreprises. Les entreprises membres de BASD
participeront au Sommet de Johannesburg et organiseront des exposés sur les
bonnes pratiques que les entreprises sont prêtes à mettre en oeuvre dans les
pays en développement, en partenariat avec les autres acteurs et les
gouvernements.
La représentante de la Grèce a estimé
qu’il faut définir, à l’intérieur du plan d’action de Johannesburg, des
principes directeurs du développement durable, dont ceux régissant le
fonctionnement des partenariats. Nous
devons trouver des mécanismes pouvant assurer que l’aide et les ressources de
financement sont réellement investis, dans le cadre de partenariats, en faveur
des populations qui en ont le plus besoin. Du 8 au 10 juillet de cette année
sera organisée la 2ème conférence sur les partenariats dans la région euro
méditerranéenne.
Pour la représentante de la Barbade,
les initiatives de partenariats de type 2 sont à rappeler. Cependant, ce type d’initiatives ne peut
remplacer celles de type 1, où les gouvernements jouent leur rôle naturel de
premier responsable du bien-être de leurs peuples, a estimé la
représentante. Tous les types de
partenariats et d’initiatives devraient être inclusifs. Nous notons qu’un danger existe dans les
initiatives de type 2 si les partenariats qui y sont promus excluent
systématiquement les cadres gouvernementaux.
En tant que petit Etat insulaire en développement et garant du Plan
d’action de la Barbade, nous insistons pour que tous les pays développés
ratifient le protocole de Kyoto. Le développement durable est une question de
survie pour la Barbade et les autres Etats insulaires et nous pensons que de
bons partenariats pourront permettre de le promouvoir efficacement.
A son tour, le
représentant de l’Italie, parlant de la question du financement a
rappelé l’adhésion de son pays à la décision de l’Union européenne d’octroyer
d’ici 2006 un taux de 0,33% du PIB à l’aide publique au développement
(APD). Il a réitéré la position de
l’Union européenne en faveur de l’ouverture des marchés du Nord aux produits du
Sud. Le représentant a cité quelques
exemples de partenariats que son pays a mis en place, en particulier dans les
domaines du transfert de nouvelles technologies, de la biodiversité et de
l’élimination de la pauvreté. Le
représentant du Japon a souligné la volonté de son pays de promouvoir
l’idée “du partage planétaire”. Dans le
type de partenariats que cela implique, il est important de respecter les
priorités définies par les pays eux-mêmes en matière de développement
durable. C’est la raison pour laquelle
le Japon se félicite de la Nouvelle initiative pour le développement de
l’Afrique (NEPAD).
Intervenant le
représentant de la Syrie a évoqué la question du “partenariat pour la
paix” qui exige le respect par Israël des résolutions des Nations Unies. Il a
souhaité que les Nations Unies mettent en place un partenariat permettant de
tenir compte des intérêts de tous et qui soit conforme au principe de la
responsabilité commune mais différenciée.
Le représentant du Ghana a mis en garde contre une tendance à
remplacer les plans d’action par les partenariats de type 2. Il a aussi souhaité que ces partenariats
aient une dimension régionale, qu’ils apportent des ressources supplémentaires
et qu’ils se fassent dans la plus grande souplesse.
A son tour, le
représentant de Nauru a insisté
sur les questions des océans, de la biodiversité ou encore de
l’écotourisme. Il a estimé en la
matière que les initiatives en matière de partenariats de type 2 doivent rester
liés aux plans d’action et aux calendriers fixés. Il est important de financer ces partenariats de façon
appropriée, a encore dit le représentant.
La représentante du Botswana a souligné d’emblée qu’aucun pays ne
peut réaliser seul les objectifs du développement durable. Elle a mis l’accent sur le NEPAD qui exige
la participation des neuf grands groupes et appuyé résolument les idées de
partenariats. Elle a cité des exemples
de partenariats mis en place par son pays aux niveaux national et
régional. Les partenariats ne doivent
pas être à sens unique et il est important d’impliquer tous les
partenaires. Ils doivent en outre
rester conformes aux engagements internationaux.
Le représentant du Canada a dit que
les nouveaux partenariats doivent venir compléter les initiatives de type
1. Si des progrès ne sont pas faits à
Bali sur le nouveau type 2, a cependant dit le représentant, nous ne pourrons
pas débattre de ce sujet à Johannesburg.
Le Canada insiste sur la transparence, et le partenariat et la gouvernance
doivent aller de pair. L’eau est une
question cruciale, et nous estimons qu’elle devrait être le terrain d’action
privilégié de tous les types de partenariats.
Dans son intervention, le représentant de l’Arabie
saoudite a dit que les partenariats ne pouvaient exister sans paix et sans
sécurité au niveau international. Ils
ne peuvent fonctionner si certaines parties ou Etats veulent imposer leurs vues
et intérêts aux autres. L’Arabie
saoudite appuie tous les programmes de l’ONU relatifs à la bonne gouvernance,
gage d’efficacité et de transparence dans toutes les formes de partenariats,
qui sont eux-mêmes dépendants d’une coopération multilatérale équitable.
Le représentant de la Namibie a estimé
que Johannesburg devrait s’appuyer sur des partenariats stratégiques qui ne
prennent pas la place des processus intergouvernementaux normaux. Ces partenariats devraient se baser sur des
propositions concrètes et des objectifs clairement définis à moyen et long
terme. La Namibie estime que les
délégations devraient, à cet égard, constamment se référer aux engagements de
Monterrey, dans le développement de la vision qu’ils ont des partenariats. Le représentant de la Commission
économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie-Pacifique (CESAP) a
estimé que de nouveaux types de partenariats pouvaient permettre de s’attaquer
aux problèmes que rencontrent les PMA et les petits Etats insulaires en
développement. La CESAP s’engage à
répondre aux défis qui seront identifiés par le Sommet de Johannesburg sur ce thème.
Le représentant du Liban a dit que les
partenariats de type 2 avaient permis à son pays de faire face aux nombreux
problèmes dont il souffrait à la sortie de sa crise politique interne. L’occupation d’une partie de son territoire
continue cependant de créer des difficultés à certaines populations libanaises
vivant dans des zones où le gouvernement libanais est incapable de promouvoir
des actions de développement durable.
Pour le représentant de l’Inde, les
partenariats ne sont rien de nouveau dans le monde en développement, où les
traditions sociales et économiques ont toujours été basées sur des modèles
communautaires. Les types de
partenariats que l’on veut introduire aujourd’hui doivent respecter les mécanismes
intergouvernementaux existants et doivent être respectueux des cadres
socioéconomiques nationaux des pays.
L’Inde est d’avis qu’aucun document et engagement de Rio ne devraient
être remis en cause à Bali sous le prétexte de l’introduction de pseudo
« nouveaux types de partenariats ».
La représentante
de la Norvège a souligné que la communauté internationale est ici pour
passer à l’action et faire avancer le développement durable à l’aide d’un plan
d’action doté de projets concrets et d’engagements financiers. Or, les partenariats de type 2 ne peuvent à
priori satisfaire à ces attentes. Il
faut donc renforcer et améliorer les partenariats de type 1 en se concentrant
sur l’élimination de la pauvreté. Les
partenariats de type 2 pourraient être utiles mais il faut faire en sorte que
les pays pauvres en soient les réels moteurs.
Ces partenariats nécessitent des cadres de mise en place qui tiennent
compte des plans d’action et de calendriers bien établis devant être négociés
par les partenaires. Ces partenariats
doivent comprendre en outre des engagements précis en matière de
ressources. Il faut un mécanisme de
suivi pour s’assurer que ces partenariats répondent effectivement à des
critères définis par les pays eux-mêmes.
Afin d’éviter que Johannesburg ne se transforme en “un grand cirque”, a
prévenu la représentante, les modalités de ces partenariats doivent être
définies ici à Bali ou au moins avant le sommet de Johannesburg.
Nous devons
travailler ensemble, a déclaré à son tour, la représentante des Etats-Unis. Les partenariats peuvent engendrer des
capacités créatrices et les pays en développement doivent y participer, en
particulier dans les domaines cruciaux de l’eau, de l’énergie et de la
santé. Il faut, a souhaité la
représentante, réfléchir à la manière d’utiliser au mieux ces partenariats qui
doivent tenir compte de la place des institutions publiques et de l’importance
de l’élimination de la pauvreté. Il
faut aussi réfléchir au rôle de la Commission du développement durable dans l’évaluation
de ces partenariats, a dit en outre la représentante. Les partenariats qui doivent apparaître en dehors des
gouvernements doivent bénéficier d’une attention particulière, a dit pour sa
part le représentant des Philippines.
L’ouverture, la transparence et la responsabilité sont des éléments
susceptibles d’encourager et de dynamiser les partenariats de type 2, a-t-il
ajouté. Pour le représentant du Togo,
ces partenariats, pour être efficaces, doivent s’inscrire dans un cadre
juridique qui tienne compte des spécificités des pays et qui comporte des
modalités pour la mobilisation des ressources et du transfert des
technologies. Le représentant a proposé
qu’un observatoire international soit créé pour l’évaluation de la mise en
oeuvre des engagements de Johannesburg.
Le représentant du Fonds commun des
matières premières (FCMP) a dit que 2,5 milliards de personnes travaillent
dans le domaine agricole du monde en développement. La détérioration des termes de l’échange affecte négativement les
revenus tirés de leurs activités et se répercute sur les budgets nationaux de
leurs pays. L’amélioration de la
productivité, la mise en valeur des marchés et l’accès à ces marchés devraient
être l’objet de recherches et d’efforts faits dans le cadre de partenariats.
Le représentant du Tadjikistan a dit,
au nom des pays d’Asie centrale, que la question de la pollution de la Mer
d’Aral ne pouvait trouver de solution qu’à travers des partenariats et la
coopération multilatérale. Les pays
d’Asie centrale, nouvellement indépendants depuis la chute de l’Union
soviétique, sont très intéressés par toutes les initiatives qui permettaient
une promotion efficace du développement durable et de la sauvegarde de
l’environnement dans leur région.
Intervenant à son tour, le représentant de la
Zambie a estimé que le NEPAD était une initiative modèle de
partenariats. La Zambie estime que les
partenariats de type 2 doivent compléter ceux de type 1, et que les ressources
qui leur seront affectées devront être des ressources nouvelles. La Thaïlande reconnaît l’importance
des partenariats de type 2, a dit le représentant de ce pays. Toute mesure
permettant d’améliorer l’efficacité de la lutte contre la pauvreté est la
bienvenue, mais nous pensons que les nouvelles initiatives doivent être
clairement définies et respecter les principes de Rio. Le représentant de l’Australie a dit
que son pays appuie pleinement les partenariats de type 2 qui « permettent
aux pays ayant de l’expérience de partager leur savoir avec les nations qui
sont dans le besoin de manière spontanée et affectant directement les
populations ». Les résultats
obtenus par des actions de type 2 viendront compléter ceux des actions de type
1. Les partenariats de type 2 étant
basés sur des engagements volontaires, on ne devrait donc pas s’inquiéter de leurs
modes de fonctionnement et de leurs impacts.
L’Australie est intéressée par des partenariats sur la conservation des
océans dans les zones du Pacifique et de l’Océan Indien.
Prenant la parole,
la représentante de El Salvador s’est déclarée convaincue de
l’importance des initiatives étroitement liées aux partenariats de type 1 qui
sont au coeur des partenariats de type 2.
Elle a jugé fondamentale la participation de tous grands groupes
identifiés dans Action 21. Elle a voulu
que les alliances internationales qu’implique ce partenariat viennent s’allier
aux alliances nationales pour faire avancer la cause du développement durable,
en particulier en matière d’accès aux marchés et de prévention des catastrophes
naturelles. Elle a souhaité que les initiatives
régionales en ce qui concerne le dernier point figure dans les documents de
Johannesburg. Le représentant de la Bolivie
a estimé que l’Initiative HIPC est un exemple probant de partenariat qui voient
les pays développés, les pays en développement et les institutions
internationales s’engager sur la base d’une confiance mutuelle. Un système semblable pourrait être mis en
place pour les programmes de développement durable, ce qui permettrait de
mettre en place un système de coopération sur des projets concrets. Il est
important que ces partenariats favorisent l’ouverture d’un débat sur l’accès
aux marchés, a ajouté le représentant en expliquant qu’en Bolivie, la décision
a été prise d’éliminer la culture de coca sur la base du principe de la responsabilité
partagée avec les pays consommateurs.
Ce principe implique que ces derniers ouvrent leurs marchés pour que la
Bolivie puisse écouler ses produits de remplacement et combler ainsi le manque
à gagner.
A son tour, le
représentant des Maldives a insisté sur trois principes; le caractère
complémentaire des partenariats de type 2, leur conformité avec les objectifs
de développement durable et la valeur ajoutée qu’ils doivent apporter. Il a souligné l’importance du renforcement
des capacités pour mettre en oeuvre ces partenariats. Le représentant de la Roumanie a estimé que pour les pays
comme le sien, la priorité est de promouvoir les partenariats public-privé pour
attirer l’investissement direct étranger (IED). Il a aussi souligné l’importance des partenariats sous-régionaux
et régionaux. Il a proposé de faire
référence à la contribution régionale dans les documents finaux de
Johannesburg. La nécessité d’une
assistance financière et technique a été soulignée par le représentant des îles
Marshall qui a ainsi appuyé les partenariats de type 2, en particulier la
contribution que peut apporter le Programme des Nations Unies pour le
développement (PNUD) à ce type de partenariat.
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