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Comité préparatoire du Sommet mondial pour ENV/DEV/B/17
le développement durable 6 juin 2002
Quatrième session – 9e séance plénière
PARTENARIATS DE TYPE 2 : DES DELEGATIONS CRAIGNENT UN
AMENUISEMENT DES PREROGATIVES GOUVERNEMENTALES AU PROFIT DES MULTINATIONALES
Le Comité préparatoire du Sommet mondial pour
le développement durable a poursuivi son débat de haut niveau sur les
“initiatives en matière de partenariats” nécessaires à une mise en oeuvre
efficace d’Action 21, cet après-midi.
Les différents types de partenariats ont été évoqués, particulièrement
les partenariats dits de type 2 qui, contrairement aux partenariats de type 1
qui impliquent les gouvernements, tendent à mettre sur un pied d’égalité les
gouvernements, les groupes régionaux, les autorités locales, les ONG, les
institutions internationales et le secteur privé. Une mise en garde a été lancée contre la tentative de remplacer
les partenariats de type 1 par ceux du type 2, ce qui conduirait à une mise à
l’écart des gouvernements et à l’amenuisement de leurs prérogatives. Ces craintes trouvent leur fondement dans le
fait que la puissance économique des grandes multinationales finirait par
dicter sa loi. En conséquence, les ministres ont réaffirmé le rôle prépondérant
des gouvernements en matière d’élaboration des politiques de développement
durable, de fourniture de services publics et de mise en place
d’infrastructures de développement.
Les partenariats de type 2 ont été jugés
pertinents à condition qu’ils apportent une valeur ajoutée aux partenariats de
type 1. Leur conformité avec le
principe de responsabilité commune mais différenciée consacrée en 1992 à Rio et
avec les stratégies de développement durable définies par les pays, les régions
ou les communautés locales a été soulignée comme condition essentielle de leur
succès. A cet égard, les délégations
africaines ont présenté comme “bon exemple” de partenariats de type 2 la
Nouvelle initiative pour le développement de l’Afrique (NEPAD). La bonne
gouvernance, la transparence et le renforcement des capacités institutionnelles
et humaines ont été considérées comme des facteurs de succès des partenariats
de type 2. La question de leur
évaluation est revenue au centre du débat, des délégations proposant de confier
à la Commission du développement durable de l’ONU le mandat de tirer les
enseignements de ces partenariats et de mesurer les progrès.
La réunion
ministérielle tiendra un débat demain matin sur les éléments à intégrer dans le
«document politique» qui sera soumis, au même titre que le «document
d’application», à l’approbation des Chefs d’Etat et de gouvernement qui se
réuniront à Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002. Le document d’application fait toujours
l’objet de négociations.
Le Comité préparatoire devrait achever ses travaux
demain vendredi 7 juin.
Débat de haut niveau sur le thème “Initiatives en
matière de partenariats”
Le représentant du Mozambique a estimé que les
partenariats de type 2 sont une initiative nouvelle qui mérite d’être suivie de
près par la communauté internationale.
La priorité est de veiller à ce qu’ils se mettent réellement au service
du développement durable. L’implication
supposée du secteur privé, de la société civile et des autorités locales est un
élément important qui favorisera la participation de toutes les couches de sa
société. Le représentant a néanmoins
mis en garde contre toute tentation de substituer les partenariats de type 1
par les partenariats de type 2. Il faut
éviter de mettre à l’écart les gouvernements et préserver leurs prérogatives en
matière de services publics et d’infrastructures de développement. Les partenariats de type 2, venant en
complément, doivent plutôt conduire à une amélioration de ces domaines. En la matière,
il est nécessaire d’assurer une représentation géographique équitable.
Les partenariats de type 2 sont importants car ils
peuvent apporter des ressources supplémentaires aux fins du développement
durable, a souligné le représentant de la Finlande. Ces partenariats peuvent permettre
l’implication de nouveaux acteurs dans la mise en oeuvre du développement
durable. Prenant la parole à son tour,
la représentante de la Turquie a estimé que des partenariats renforcés
sont essentiels pour relever les défis en matière de développement durable, en
particulier dans les domaines de la bonne gouvernance et de la cohérence entre
les initiatives locales et nationales.
Les partenariats doivent viser à renforcer les ressources financières en
matière de développement durable et en la matière la reconstitution du Fonds de
l’environnement mondial (FEM) est de la plus grande importance. La représentante a conclu en mettant
l’accent sur l’importance des partenariats à l’échelle régionale comme le
montrent les initiatives prises par la région méditerranéenne.
A son tour, la représentante de l’Organisation pour
le développement industriel (ONUDI) a insisté sur la coopération en matière
de technologies qui, selon elle, est un moyen fondamental pour assurer le développement
durable. Il faut donc espérer que le
« document d’application » qui sera adopté à Bali donnera des
résultats importants en la matière.
L’ONUDI offre des partenariats pour réduire la fracture technologique
dans le contexte des partenariats de type 2, a-t-elle dit. L’Organisation compte aider les pays à
répertorier les mesures à prendre pour acquérir les technologies jugées
importantes en fonction des priorités nationales. Le représentant de la Jordanie a lui jugé important que
les rôles des gouvernements, de la société civile, du secteur privé, des pays
développés et des pays en développement, dans ce type de partenariats soient
définis avec précision. Le succès de
tels partenariats, a-t-il encore dit, exigent des institutions financières et
des gouvernements des pays riches la fourniture d’une assistance financière et
technique pour le renforcement des capacités à tous les niveaux. La question de l’appropriation par les pays
en développement est également un facteur de succès, a dit le représentant.
Le représentant de la Belgique a
estimé que les propositions concernant les principes de base des partenariats
de type 2, qui ont été présentées par le Bureau du Comité préparatoire,
devraient être intégrées au document final de Johannesburg. Ces principes de base doivent servir de
repères, sans cependant handicaper les actions liées aux initiatives de type
1. La mise en œuvre des partenariats
doit faire l’objet d’un suivi constant de la communauté internationale, et ce
suivi devrait être assuré par la Commission du développement durable. Le représentant du Népal a déploré
l’inégalité de la répartition des richesses mondiales et a souhaité que les
pays riches tiennent les engagements qu’ils avaient pris de verser des
ressources suffisantes à la promotion d’un développement durable dans les pays
du Sud. Le principe de responsabilité
commune mais différenciée ne doit jamais être remis en question, a estimé le
représentant. Parlant en tant que
représentant d’un pays montagneux, il a évoqué l’importance qu’ont les
partenariats de développement pour toutes les nations de ce type, dont les
vulnérabilités sont clairement établies.
La question de la production d’une énergie suffisante et peu chère est
cruciale pour le pays montagneux, a dit le représentant en appelant les pays
développés à faire plus d’efforts pour mettre en œuvre des partenariats
concrets et productifs dans ce domaine.
Le représentant de l’Agence spatiale
européenne (ESA) a dit que l’ESA était prête à mettre à la disposition des
pays le fruit des recherches qu’elle mène dans l’espace, notamment en matière
de cartographie spatiale. L’usage des
connaissances cartographiques pourrait aider l’amélioration de la productivité
et une meilleure gestion des ressources marines et des réserves d’eau douce de
la planète. L’observation de la terre
par satellite peut grandement aider la promotion du développement durable, a
estimé le représentant. L’ESA et les
autres agences spatiales sont prêtes à travailler en partenariat avec les pays
en développement et les organisations de la société civile pour promouvoir des
partenariats de type 2 dans leurs domaines de compétence.
Le représentant du Nigeria a déclaré
que les Etats et les groupes régionaux n’ont pas les moyens de mettre en
oeuvre certaines des politiques
indispensables à la réalisation des objectifs de développement du
millénaire. Le Nigeria est donc prêt à soutenir la création de
partenariats de nouveaux type. Mais ces
partenariats doivent être ouverts et transparents et faire l’objet d’évaluation
régulière. Pour le représentant de Cuba, les partenariats de type 2,
basés sur des engagements volontaires, ne pourront jamais remplacer la
coopération multilatérale de type traditionnel. S’ils sont créés, ces partenariats devront être basés sur la
transparence, et devront être soumis à contrôle et évaluation. De plus, la création de nouveaux types de
partenariats ne devrait pas servir de prétexte au rejet du principe de la
responsabilité commune mais différenciée.
Cuba soutient le concept du NEPAD et souligne l’importance de ce
partenariat pour l’Afrique, un continent riche de cultures humaines et de
ressources naturelles inégalées ailleurs, mais continuellement dépouillé de ses
biens. De nouveaux partenariats devraient respecter la souveraineté de
l’Afrique, et Cuba condamne toutes les formes de pression et de mesures
unilatérales qui portent atteinte à l’autonomie et au développement du
continent africain et d’autres pays et régions du monde.
A son tour, la représentante de l’Islande
a estimé que les partenariats de type 2 constituent une question majeure du
Sommet de Johannesburg. Il ne s’agit
pas, a-t-elle précisé, de minimiser l’importance des partenariats de type 1
mais le potentiel de ceux du type 2 mérite une attention accrue. Pour leur évaluation, la représentante a
proposé la Commission du développement durable de l’ONU afin de lui “lui
redonner vie”. Le représentant du Pakistan
a lui estimé que les partenariats de type 2 doivent être formulés dans le cadre
de principes directeurs et de mécanismes institutionnels solides. Ces partenariats, a poursuivi le
représentant, doivent mettre l’accent sur les domaines principaux du
développement durable et permettre “aux plus pauvres des pauvres de
survivre”.
Ils ne doivent pas seulement concerner les
grandes multinationales mais surmonter tous les obstacles au développement
durable. Le représentant s’est dit
convaincu que les partenariats peuvent contribuer au renforcement des trois
piliers du développement durable à savoir la croissance économique, le
développement social et la protection de l’environnement. A la veille du Sommet de Johannesburg, les
initiatives doivent s’inscrire dans un effort d’élimination de la pauvreté et
de lutte contre les problèmes majeurs en matière d’environnement, a conclu le
représentant. Donnant un exemple
concret de partenariat, le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que
tout partenariat qui porterait sur l’accès à l’eau répondrait à une approche
intégrée par rapport aux trois piliers du développement durable. En qualité de premier pays à lancer la
campagne “Wash”, l’Afrique du sud, a dit le représentant, a mis l’accent sur
les initiatives à multiples parties prenantes.
Le programme “Wash”, a-t-il dit, comporte
tous les éléments d’un véritable partenariat, une façon commune de comprendre
les problèmes et de les traiter. Ce
genre de partenariats concrets définis dans le contexte de programmes d’action
et de priorités clairs sont ce qu’il convient de mettre en oeuvre dans le cadre
du Sommet de Johannesburg. Ce programme
établit, en effet, un lien étroit entre les partenariats de type 1 et ceux du
type 2 qui ne doivent que compléter les premiers, a insisté le
représentant. Ces programmes doivent
aussi faire l’objet des mécanismes de surveillance de la Commission du
développement durable de l’ONU et en l’occurrence, il est temps de mettre en
oeuvre des indicateurs fiables. Le
représentant des Emirats arabes unis a fait part des initiatives prises
par son pays dans le cadre de la coopération internationale alors que celui de
l’Ukraine a formulé le voeu que Bali aboutira à des résultats concrets pour faire avancer
l’ordre du jour du développement durable.
Intervenant dans le dialogue interactif, le
représentant du Kirghizistan a dit que son pays dans lequel sont
entreposés des stocks de déchets radioactifs hérités de la période soviétique,
a besoin de partenariats internationaux pour faire face aux problèmes inhérents
à la gestion délicate de ces déchets.
Pays de montagne, nous organiserons bientôt un sommet international sur
les questions qui affectent les zones de montagnes, et nous prions toutes les
organisations internationales et groupes de la société civile de continuer à
nous apporter l’aide qu’ils nous fournissent depuis un certain nombre d’années,
a dit le représentant.
Le représentant de la République fédérale de
Yougoslavie a dit que son pays avait été l’un des premiers au monde à
mettre en oeuvre le concept de développement durable. Les efforts de la Yougoslavie ont cependant été remis en question
par les conséquences de la guerre qu’elle a connue au cours années 1990 et qui
a atteint son paroxysme lors des bombardements de l’OTAN. L’élan de la Yougoslavie est aujourd’hui
freiné du fait que 30.000 cadres et scientifiques ont quitté le pays depuis la
fin de la guerre, affectant ainsi la capacité du pays à absorber les dernières
technologies et à lancer efficacement son programme de reconstruction. Cependant, avec l’aide d’ONG internationales,
la Yougoslavie est en train d’élaborer un plan de relance visant à réduire la
pauvreté. Face à sa situation actuelle,
la Yougoslavie accueille donc positivement de nouvelles initiatives de
partenariats qui pourraient faciliter la promotion du développement durable et
la mobilisation de ressources et de compétences.
La Chine pense que la bonne mise en
œuvre d’Action 21 exige des partenariats basés sur les principes de Rio sur le
respect des responsabilités communes mais différenciées. Toute proposition émanant de Bali doit donc
renforcer les engagements de Rio et non les affaiblir, a dit le
représentant. Il revient aux pouvoirs
publics de chaque pays de tracer un cadre d’intervention et d’en assurer la
coordination, a-t-il souligné.
Pour l’Irlande, il faut appuyer les
initiatives ayant trait à l’évaluation des besoins et au suivi de la mise en
œuvre des programmes de développement durable.
Les partenariats de type 2 doivent être liées, prioritairement, à la
réalisation des objectifs du millénaire. L’Irlande pense cependant qu’à long
terme, les nouvelles formes de partenariats ne pourront réussir que si elles
respectent les normes et les cadres traditionnels de partenariats
multilatéraux. Le représentant du Sénégal
a dit que la gouvernance du développement durable devrait faire partie des partenariats
de type 2. La gestion du développement
durable suppose que les acteurs aient en main les outils nécessaires à son
suivi. Le NEPAD constitue, selon nous,
un partenariat de type 2, a dit le représentant. L’eau est la cheville ouvrière de toute promotion de
développement durable. La question de
l’énergie a, quant à elle, besoin de la manifestation d’une claire volonté
politique pour être résolue. Concernant le FEM, le Sénégal appelle
tous les Etats à participer à la reconstitution de ses fonds. La lutte contre la désertification est un
domaine dans lequel des actions urgentes doivent être prises. La réalisation des objectifs de l’Agenda 21
s’est heurtée à l’incapacité de nombreuses institutions chargées de la faciliter à s’acquitter de leur
mandat. Le Sénégal rappelle que le
Conseil économique et social est le cadre approprié de la gestion de la mise en
œuvre des activités opérationnelles de développement, et que le renforcement de
son rôle s’impose.
Le représentant du Honduras a indiqué que
son pays a déjà expérimenté les partenariats de type 2 dans la lutte contre la
pauvreté. En la matière, il faut
réaffirmer les trois principes de l’efficacité, de la cohérence et de l’impact
des programmes mis en place grâce à ces partenariats. La représentante de Belize a réaffirmé la nécessité pour
les partenariats de type 2 de venir en complément de ceux du type1. Ils doivent correspondre aux objectifs
nationaux et à ceux d’Action 21. La représentante
a insisté sur l’importance d’un cadre institutionnel, de la responsabilité, de
la valeur ajoutée de ces partenariats et de l’approche multipartite, le rôle de
chaque partie prenante devant être clairement définie. Elle a insisté sur le partage des
informations dans le domaine des meilleures pratiques.
Le représentant du Gabon
a dit constater que les partenariats du type 1 n’ont pas donné les résultats à
la mesure de leur attente. C’est dire,
que les synergies doivent être recherchées entre les mécanismes de mise en
oeuvre des traités issus de Rio. Les
partenariats de type 2, a-t-il poursuivi, devraient permettre de mettre en
place de nouveaux instruments de mis en oeuvre et de trouver de nouveaux moyens
de financement supplémentaires. Le
représentant a insisté sur la question de l’appropriation des programmes de
développement durable par les pays en développement. Dans ce cadre, Johannesburg doit adopter le NEPAD comme cadre de
développement durable de l’Afrique. Les
partenariats de type 2 doivent s’effectuer au sein d’un cadre juridique international,
a déclaré, pour sa part, la représentante de l’Ouganda.
Nous nous retranchons dans nos monologues
alors que nos documents finaux sont déjà qualifiés par les ONG de “shopping
list”, a déclaré le représentant du Bénin qui a appelé les délégations à
supprimer “courageusement” les parenthèses et autres crochets en ayant à
l’esprit la situation des pays en développement, en particulier des pays les
moins avancés. Les partenariats de type
2, a-t-il poursuivi, doivent aider à faire avancer les choses, notamment dans
les cinq domaines identifiés ici à savoir l’eau, l’énergie, l’agriculture, la
biodiversité et la santé. Présentant, à
son tour, le NEPAD comme un “bon exemple” de partenariats de type2, le représentant
a plaidé pour la mobilisation des ressources financières par l’accès aux
marchés et l’annulation de la dette.
Les partenariats de type 2, a-t-il ajouté, peuvent aussi impliquer la
coopération décentralisée ciblant la lutte contre la pauvreté par la promotion
d’activités alternatives génératrices de revenus et susceptibles de réduire
l’épuisement des ressources naturelles.
Le représentant du Tchad a dit que son pays est en faveur de
partenariats de type 2 qui respectent le principe de responsabilité commune
mais différenciée. Le Tchad est favorable
au renforcement de mesures de gouvernance
permettant de faciliter la lutte contre la pauvreté. Nous n’accepterons
pas cependant les conditions d’un partenariat qui seraient imposées de
l’extérieur.
Le représentant du Guyana a dit que la
communauté internationale doit redoubler d’efforts pour mieux soutenir la mise
en œuvre d’action 21. Nous ne
partageons pas les analyses du Bureau du Comité sur les partenariats de type 2,
a dit le représentant. Le volontariat
n’est pas gage d’efficacité et de respect des engagements pris, a estimé le
représentant en déclarant que les aspects contractuels qui existent dans les
partenariats de type 1 devraient être conservés dans les initiatives de type
2. Le Guyana espère d’autre part que la
discussion sur les partenariats de type 2 ne vise pas simplement à justifier le
refus de fournir des ressources nouvelles et substantielles aux mécanismes qui
ont déjà fait l’objet d’un accord.
La représentante du Panama a dit que
son pays était partisan de la recherche de partenariats de types nouveaux et
plus novateurs que les formules traditionnelles. Panama a proposé la création d’un centre d’information global qui
permettrait un suivi permanent et universel des initiatives prises en faveur de
la promotion du développement durable.
Les partenariats pourraient devenir le moteur permettant aux peuples de
prendre part aux efforts de développement.
La représentante des Bahamas s’est
félicitée que les partenariats de type 2 visent à permettre aux populations de
mieux participer aux efforts de développement de leurs pays. Mais, a-t-elle estimé, ces nouveaux
partenariats doivent être soumis à des critères de surveillance, d’évaluation
et de transparence. Pour le
représentant des îles Salomon, la préparation de Rio+10 a été jusqu’à
maintenant un processus semé d’embûches, certains pays ne faisant pas preuve de
suffisamment d’esprit de coopération pour permettre la réalisation d’objectifs
communs. Concernant les partenariats,
nous estimons qu’une certaine confusion règne déjà chez les ONG, qui étaient
sensés être un facteur d’équilibre et de renouveau dans les structures de
coopération internationale, a dit le représentant. Comment donc parler de partenariats, quand les partenaires pressentis
se battent entre eux pour l’obtention de ressources? Comment parler de volontariat, quand les intérêts semblent si
divergents?
Le représentant de
l’Autriche a estimé que pour assurer la durabilité dans tous les
secteurs de la vie humaine, il convient de définir les mots et de les rendre
compréhensibles pour le grand nombre.
Les partenariats qui doivent inclure les ressources humaines aux niveaux
local, national, régional et international, sont les meilleurs instruments. Si on participe, on comprend a dit le
représentant qui a donné comme
illustration des partenariats de type 2, la Convention de la région alpine. En
matière d’énergie, il a fait état des partenariats créés avec de nombreux pays
en développement. Le pays a lancé un
Forum mondial pour l’énergie durable qui est un autre exemple de bon
partenariat. Il nous faut de nouveaux
partenariats tout en améliorant ceux qui existent déjà et en bénéficiant d’un
apport supplémentaire des ressources.
A son tour, le
représentant de la Convention de Bâle a cité comme exemple de partenariats
la coopération que la Convention mène pour lutter contre le trafic illicite des
substances dangereuses et assurer une
gestion durable des déchets.
Pour sa part, la représentante de la Nouvelle-Zélande a déclaré que les effets secondaires des partenariats
c’est d’impliquer des acteurs nouveaux, toutes les parties prenantes. Or, le Caucus des Jeunes continue de
souligner que ses préoccupations n’ont pas été retenues dans les projets de
documents finaux du Sommet
mondial. Cela veut dire que ce qui est
fait ici n’est pas suffisant. Le
processus n’est ni démocratique ni transparent contrairement au prétendu
attachement des délégations à ces notions, a conclu la représentante. Le partenariat est la chose la plus
importante réalisée depuis Rio a affirmé le représentant du Kirghizistan
. Cette approche montre que la
communauté internationale est consciente de l’importance de collaborer.
Reprenant la parole
le représentant du Guyana a estimé que ce à quoi il faut réfléchir,
c’est le processus qui contribuera à utiliser davantage les partenariats de
type 2 dans les cinq domaines identifiés par le Secrétaire général. Comment mettre en place un type de
partenariats qui pourrait compléter ce que font les pouvoirs publics? Comment
mettre le secteur privé, en particulier l’industrie pharmaceutique pour ce qui
est des questions de santé, au centre de l’action. Certains de groupes de pays réfléchissent au processus, a
affirmé le Vice-Président du Comité préparatoire. L’ONU produit des documents de réflexion qui
pourraient contribuer au débat. Le Président du Groupe de contact sur la
question a indiqué qu’un document a
déjà été distribué sur l’exploitation durable de l’énergie. Il s’agit là d’un pont possible entre les
partenariats de type 1 et de type 2. Le
cadre général des partenariats de type 2 reste Action 21, a dit le Président du
Groupe de contact en souhaitant que les choses se concentrent sur certaines
domaines cruciaux. Le travail est
encore en cours sur la structure et les mécanismes de suivi de ces
partenariats, a dit la Coprésidente du Groupe de travail sur le cadre
institutionnel du développement durable.
D’ici à Johannesburg, le Secrétariat de l’ONU entend faciliter les
choses. Les partenariats se faisant sur
une base volontaire par nature, il n’est pas question de chercher à regrouper
les partenaires ni de réglementer leurs activités. Mais il est probable que les choses s’accéléreront d’ici
Johannesburg.
Comment les
partenariats peuvent-ils contribuer à résoudre les problèmes en matière de
changement climatique? s’est interrogé le représentant de Roumanie qui a
souligné la difficulté de réunir des informations concernant les taux
d’émission de gaz à effet de serre. A
Ottawa, au sein du Département du commerce, un mécanisme existe sur la
production propre des gaz à effet de serre dont la Roumanie pourrait
s’inspirer, a répondu le Vice-Président du Comité préparatoire qui est de
nationalité canadienne. Mais une fois
que le Protocole de Kyoto entrera en vigueur, les choses pourraient être
facilitées compte tenu de son caractère quasi contraignant.
* *** *