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Comité préparatoire du Sommet mondial pour ENV/DEV/B/3
le développement durable 27 mai 2002
Quatrième session – 1ère session
PAUVRETE, MODES DE
PRODUCTION ET DE CONSOMMATION ET ENVIRONNEMENT CONSTITUENT LES PRINCIPAUX
DEFIS, SELON LE MINISTRE INDONESIEN DE L’ENVIRONNEMENT
Le Comité préparatoire
du Sommet mondial sur le développement
durable commence ses travaux à Bali
Pour l’Indonésie, c’est un
privilège immense d’accueillir la dernière session préparatoire du Sommet
mondial sur le développement durable, qui se tiendra à Johannesburg du 26 août
au 4 septembre 2002, a déclaré ce matin, le Ministre indonésien de
l’environnement, M. Nabiel Makarim. Ce
dernier qui intervenait devant le Comité préparatoire du Sommet de
Johannesburg, qui a ouvert ses travaux ce matin au Centre international des
conférences de Bali a d’autre part énoncé ce qui constitue, à son avis, les
objectifs de la réunion, à savoir l’élimination de la pauvreté, la modification
des modes de production et de consommation non durables et la protection de
l’environnement. Il a appelé à une
réflexion sur les moyens d’exécution du programme d’action que le Sommet de
Johannesburg aura à adopter.
Pour sa part, le Secrétaire général adjoint
aux affaires économiques et sociales et Secrétaire général du Sommet de
Johannesburg, M. Nitin Desai,a déclaré que le défi est de veiller à ce que les
résultats de Johannesburg soient un grand progrès dans la coopération
internationale en matière de développement durable en partant des principes
énoncés, en 1992 à Rio, dans Action 21, Programme d’action adopté par la
Conférence internationale sur l’environnement et le développement. Johannesburg serait un échec si les
gouvernements ne se prononçaient pas en faveur d’un plan d’action fort assorti
d’un calendrier et s’ils ne prenaient pas d’engagement ferme concernant les
ressources et les mécanismes de surveillance de mise en œuvre. Le Sommet mondial a été convoqué parce que
tout le monde veut un changement dans les politiques publiques et dans les
activités privées. Bali doit refléter
ce désir de changement
Au cours de cette
session, le Comité préparatoire a prévu de finaliser la rédaction de deux
projets de document – « document d’application » et « document
politique » - dans le cadre de ce qu’il a appelé « les processus
intergouvernementaux ». Ces
processus seront enrichis par des dialogues multipartites, réunissant
représentants d’Etats membres, des fonds et programmes des Nations Unies, des
institutions de Bretton Woods, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du
monde des affaires et de la société civile, autour des thèmes « Gestion du
développement durable », Renforcement des capacités aux fins du
développement durable » et « Cadre des initiatives en matière de
partenariats concernant les grands groupes ». Du 5 au 7 juin, le Comité préparatoire a prévu de tenir un
dialogue de haut niveau – niveau ministériel- qui sera ouvert par la Présidente
de l’Indonésie.
Au cours de la
séance de ce matin, deux rapports ont été présentés. Il s’agit du rapport de la sixième réunion de la Conférence des
Etats parties à la Convention sur la diversité biologique et celui de la
troisième réunion du processus consultatif des Nations Unies chargé de
faciliter l’examen annuel de l’évolution des affaires des océans et des
mers. Il a également été annoncé que le
Sous-Comité scientifique et technique du Comité sur l’utilisation pacifique de
l’espace extra-atmosphérique a adopté une déclaration en prévision de la
quatrième session de ce Comité préparatoire.
Le Comité préparatoire a aussi accrédité, ce matin, une liste supplémentaire d’ONG souhaitant participer à ses travaux et à ceux du Sommet mondial pour le développement durable. Concernant l’ONG « Tibetan Centre for Human Rights and Democracy », le Comité préparatoire a reporté sa décision au 31 mai. Il a, en revanche, refusé l’accréditation au « Mouvement of Reconstruction and Development ». S’agissant des organisations du secteur privé, il a été annoncé que « Body Shop International » a été accrédité sous le nom de « Body Shop Fondation », en qualité d’association sans but lucratif. En outre, « 3663 Food First » a retiré sa demande d’accréditation et « Solar Energy Systems » a été retiré de la liste pour n’avoir pas répondu aux questions du Comité préparatoire.
Le thème de
la gestion du développement durable sera discuté au cours du premier dialogue
multipartite qui aura lieu cet après-midi à
partir de 15 heures.
Déclarations liminaires
M.
NABIEL MAKARIM, Ministre de l’environnement de l’Indonésie, a souligné
que le développement durable a un sens tout particulier pour le peuple de Bali
dont le mode de vie repose sur les principes qui sous-tendent ce concept. Il a espéré que la quatrième session du
Comité préparatoire, qui offre l’occasion d’insuffler un nouveau souffre au
développement durable, sera couronnée de succès. L’objectif sera de poser des jalons importants dans le programme
du développement durable grâce à des partenariats essentiels dans ce monde
“globalisé” a-t-il souligné en outre.
C’est une réunion d’espoir pour
le monde en général et c’est aussi un privilège immense pour son pays d’accueillir cette dernière
session préparatoire du Sommet mondial.
Le Gouvernement indonésien fera tout pour faciliter les travaux et les
activités de cette réunion qui doit adopter un consensus sur les questions clés
du développement durable.
Cette
dernière réunion est une étape essentielle qui doit garantir le succès du
Sommet de Johannesburg et le succès du développement durable au 21ème
siècle. Cette session, a-t-il encore
rappelé, sera entièrement consacrée aux négociations des documents finaux du
Sommet mondial. A cette occasion, il
s’agira de défendre trois objectifs majeurs à savoir l’élimination de la
pauvreté, la modification des modes de production et de consommation non
durables et la protection de l’environnement.
Il est aussi essentiel de réfléchir aux moyens d’exécution du programme
d’action, a souligné en outre le
Ministre indonésien de l’environnement.
M.
NITIN DESAI, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales et Secrétaire
général du Sommet de Johannesburg, a estimé que le problème aujourd’hui
n’est pas seulement de mener à bien les négociations sur le programme d’action
mais de savoir si ce qui sera agréé sera suffisamment audacieux et ferme pour
être à la hauteur des attentes de chacun.
Il faut, pour cela se mettre d’accord sur quelque chose qui représente
un pas en avant dans le développement durable.
Il a indiqué qu’après Doha et Monterrey, Johannesburg doit définir la
durabilité dans le cadre du développement.
Voilà le premier défi, veiller à ce que les résultats de Johannesburg
soient un grand progrès dans la coopération pour le développement durable en
partant des principes énoncés à Rio.
Cela veut dire que cette Conférence ne doit pas être consacrée à de
nouvelles négociations sur le cadre politique.
Le défi est de voir comment assurer une action concrète à la suite des
engagements et promesses faits ultérieurement.
L’accent doit être mis sur l’action et sur la clarté quant aux objectifs
et aux moyens.
Donnant
lecture d’un document publié par le Fonds mondial pour la nature, il a souligné
que le Sommet serait un échec si les gouvernements ne se prononçaient pas en
faveur d’un plan d’action qui soit fort
et qui soit assorti d’un calendrier et
que s’ils ne prenaient pas d’engagement ferme concernant les ressources et les
mécanismes de surveillance de mise en œuvre.
Pour ce qui est des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, a
poursuivi M. Desai, a souligné cinq domaines stratégiques qui réclament des
progrès, à savoir l’eau, l’énergie, la santé, l’agriculture et la
biodiversité. Le Sommet mondial, a-t-il
encore insisté, a été convoqué parce que tout le monde veut un changement dans
les politiques publiques et les activités privées. Bali doit refléter ce désir de changement. Il faut montrer qu’il y a un mécanisme crédible
pour encourager ces changements, après Johannesburg et pour éviter que les mêmes
préoccupations perdurent. Voilà le
véritable défi. Un tel défi est
considérable mais il peut être relevé car chacun est prêt à se montrer
conciliant. Mais il faut être audacieux
et faire preuve de vision dans la recherche d’un accord. Il
nous faut un programme en vue de la mise en œuvre d’Action 21, qui rende
fier et qui précise l’engagement de Bali en faveur du développement durable, a
conclu M. Nitin Desai.
M.
HANS HOGEVEEN, Représentant du Ministère de l’agriculture, de la gestion de
l’environnement et des pêches des Pays-Bas, a donné lecture du rapport de
la sixième réunion de la Conférence des Etats parties à la Convention sur la
diversité biologique. Les objectifs de
la Conférence, a-t-il indiqué, étaient de souligner l’importance du rôle de
l’utilisation durable de la biodiversité, de la mise au point de plans
ambitieux pour appliquer les progrès en la matière et de l’utilisation durable
de la biodiversité. La Déclaration
ministérielle, adoptée à l’occasion, est claire et orientée vers l’action. Elle met l’accent notamment sur l’importance
de la contribution de la Convention dans la mise en œuvre d’Action 21, de la
mise en place de mesures et d’instruments pour faire cesser les pertes en
biodiversité d’ici 2010, de la mise au point de mécanismes garantissant un
partage équitable des avantages découlant de l’utilisation durable des
ressources génétiques et de la coopération entre la Convention et d’autres
conventions connexes notamment en matière de biodiversité des forêts.
M.
TUILOMA NERONI SLADE (Samoa), rendant compte des résultats de la
troisième réunion du processus consultatif des Nations Unies sur l’examen
annuel de l’évolution des questions des océans et des mers, a indiqué que
l’accent a été mis sur l’identification de questions sur lesquelles la
coopération intergouvernementale et interinstitutions devra être
renforcée. D’autres questions ont
porté sur les problèmes de la pêche responsable, les conséquences économiques
et sociales de la pollution des mers et des océans, la science marine et le
transfert des technologies, la lutte contre la piraterie, la protection de l’environnement marin et le
renforcement des capacités. Les
discussions ont été particulièrement approfondies, a souligné le représentant.
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