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Comité préparatoire du
Sommet mondial pour
ENV/DEV/B/7
le développement -
29 mai 2002
Quatrième session -
4ème séance
LA CRISE DE
L’EAU, UNE CRISE DE GOUVERNANCE : LE PRESIDENT DU FORUM MONDIAL DE L’EAU AVANCE
DES SUGGESTIONS
Le Comité préparatoire du
Sommet mondial pour le développement durable a tenu, ce matin, une réunion
publique additionnelle pour entendre le Prince des Pays-Bas et Président du
deuxième Forum sur l’eau. Le prince
a présenté les trois objectifs contenus dans son manuel intitulé “No Water No
Future” qui pourraient permettre, à son avis, de juguler la crise de l’eau. Ces objectifs et les actions qu’ils
requièrent sont classés en quatre parties et concernent les valeurs partagées,
le partenariat service -service privé, la gouvernance mondiale et la science et
la technologie. Le Prince, qui fait partie du groupe de travail du Secrétaire
général de l’ONU sur les questions relatives aux ressources en eau, a souligné
qu’aujourd’hui dans 50 pays, les populations se contentent de 30 litres d’eau
par jour alors que le minimum absolu
établi par les Nations Unie est de 50 litres. Dans 10 autres pays, les populations
vivent pourtant avec 10 litres, a ajouté le Président du Forum avant de
souligner que l’on ne peut régler les questions de la pauvreté et du
développement durable sans résoudre, au préalable, la crise de
l’eau.
Estimant que cette crise
n’est que la conséquence d’une crise de gouvernance, le Président du Forum
mondial de l’eau a dévoilé ses trois objectifs qui visent, d’ici à 2015, à
réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau et aux
services d’assainissement et à accroître la productivité en matière d’eau dans
l‘agriculture pour assurer la sécurité alimentaire sans dépasser le niveau de
l’eau utilisée pour l’irrigation en 2000.
Pour ce faire, le Président du Forum a souhaité que l’on donne mandat au
Programme mondial de l’évaluation des ressources en eau de surveiller les
programmes visant la réalisation de ces objectifs et d’en faire rapport aux
conférences ministérielles du Forum ou à la Commission du développement durable
de l’ONU.
Il a souhaité qu’au moins
20% des investissements dans les infrastructures liées à l’eau soient financés
par des formes alternatives de financement d’ici 2015. Il faudrait, pour cela, renforcer la
capacité des autorités locales à évaluer ces formes alternatives de financement,
dont celle d’identifier, de développer et de négocier des projets viables,
financièrement réalisables et écologiquement durables pour remplacer les
investissements à grande échelle.
Au niveau de la gouvernance mondiale, le Président du Forum a souhaité
que l’on procède à l’évaluation des importations et des exportations d’eau de
chaque pays d’ici à 2015. Il s’agit
d’analyser, d’ici 2015, l’impact des subventions agricoles et du système
commercial international, pour ce qui est de l’alimentation et des fibres, sur
les demandes nationales et locales en eau.
Il a recommandé que les négociations de l’OMC sur les subventions
agricoles et le commerce des produits agricoles examinent l’impact de
l’utilisation de l’eau dans les pays importateurs et exportateurs de produits
alimentaires.
Pour ce qui est de la science et de la technologie, le Président du Forum
a recommandé le développement, d’ici à 2020, d’une stratégie sur l’utilisation
de la biologie moléculaire pour accroître la tolérance à la sécheresse et la
productivité de l’eau en matière de semences et réaliser ainsi la sécurité dans
le domaine de l’eau, de la nourriture et de l’environnement. Pour cela, il faudrait donner mandat au
Groupe consultatif sur la recherche internationale en matière d’agriculture de
s’occuper de ces questions.
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