Nations Unies
Communiqué de Presse

Comité préparatoire du Sommet mondial sur le développement durable
Niveau ministériel, Quatrième session, Bali (Indonesia), 27 mai - 7 juin 2002


Département de l'information · Division de l'information et des médias

 

 

Comité préparatoire du Sommet mondial pour                                                        ENV/DEV/B/7

le développement  -                                                                                                               29 mai 2002

Quatrième session - 4ème séance                                                                                   

 

 

LA CRISE DE L’EAU, UNE CRISE DE GOUVERNANCE : LE PRESIDENT DU FORUM MONDIAL DE L’EAU AVANCE DES SUGGESTIONS

 

Le Comité préparatoire du Sommet mondial pour le développement durable a tenu, ce matin, une réunion publique additionnelle pour entendre le Prince des Pays-Bas et Président du deuxième Forum sur l’eau.  Le prince a présenté les trois objectifs contenus dans son manuel intitulé “No Water No Future” qui pourraient permettre, à son avis, de juguler la crise de l’eau.  Ces objectifs et les actions qu’ils requièrent sont classés en quatre parties et concernent les valeurs partagées, le partenariat service -service privé, la gouvernance mondiale et la science et la technologie. Le Prince, qui fait partie du groupe de travail du Secrétaire général de l’ONU sur les questions relatives aux ressources en eau, a souligné qu’aujourd’hui dans 50 pays, les populations se contentent de 30 litres d’eau par jour alors que le minimum absolu  établi par les Nations Unie est de 50 litres.  Dans 10 autres pays, les populations vivent pourtant avec 10 litres, a ajouté le Président du Forum avant de souligner que l’on ne peut régler les questions de la pauvreté et du développement durable sans résoudre, au préalable, la crise de l’eau.

               

Estimant que cette crise n’est que la conséquence d’une crise de gouvernance, le Président du Forum mondial de l’eau a dévoilé ses trois objectifs qui visent, d’ici à 2015, à réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau et aux services d’assainissement et à accroître la productivité en matière d’eau dans l‘agriculture pour assurer la sécurité alimentaire sans dépasser le niveau de l’eau utilisée pour l’irrigation en 2000.  Pour ce faire, le Président du Forum a souhaité que l’on donne mandat au Programme mondial de l’évaluation des ressources en eau de surveiller les programmes visant la réalisation de ces objectifs et d’en faire rapport aux conférences ministérielles du Forum ou à la Commission du développement durable de l’ONU. 

 

Il a souhaité qu’au moins 20% des investissements dans les infrastructures liées à l’eau soient financés par des formes alternatives de financement d’ici 2015.  Il faudrait, pour cela, renforcer la capacité des autorités locales à évaluer ces formes alternatives de financement, dont celle d’identifier, de développer et de négocier des projets viables, financièrement réalisables et écologiquement durables pour remplacer les investissements à grande échelle.

 

                Au niveau de la gouvernance mondiale, le Président du Forum a souhaité que l’on procède à l’évaluation des importations et des exportations d’eau de chaque pays d’ici à 2015.  Il s’agit d’analyser, d’ici 2015, l’impact des subventions agricoles et du système commercial international, pour ce qui est de l’alimentation et des fibres, sur les demandes nationales et locales en eau.  Il a recommandé que les négociations de l’OMC sur les subventions agricoles et le commerce des produits agricoles examinent l’impact de l’utilisation de l’eau dans les pays importateurs et exportateurs de produits alimentaires. 

 

                Pour ce qui est de la science et de la technologie, le Président du Forum a recommandé le développement, d’ici à 2020, d’une stratégie sur l’utilisation de la biologie moléculaire pour accroître la tolérance à la sécheresse et la productivité de l’eau en matière de semences et réaliser ainsi la sécurité dans le domaine de l’eau, de la nourriture et de l’environnement.  Pour cela, il faudrait donner mandat au Groupe consultatif sur la recherche internationale en matière d’agriculture de s’occuper de ces questions.

 

 

 

 

*    ***   *