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ENV/DEV/B/8
30 mai 2002
SOMMET MONDIAL POUR LE
DEVELOPPEMENT DURABLE : UNE CHANCE DE GARANTIR NOTRE
AVENIR
(Adapté de l’anglais)
Le texte suivant est adapté
d’un écrit du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, sur les défis du
Sommet mondial pour le développement :
Une école de pensée voit
dans la croissance économique et le développement la voie ouverte à
l’apocalypse. Une autre minimise
les problèmes réels de l’écologie et assure que la technologie et ses progrès
spontanés viendront à notre secours. Aucune de ces approches n’est utile ni
exacte. Au cours des deux derniers
siècles, l’amélioration de la qualité de la vie a encouragé certains d’entre
nous à penser que les limites naturelles du bien-être de l’homme ont été
repoussées. Or, le nombre incroyable d’êtres humains sur
la planète, leur désir légitime d’accéder à la prospérité dont ne bénéficie
jusqu’ici qu’un nombre infime et le rythme sans précédent auquel nous utilisons
l’énergie et les autres ressources nous ont conduits en terre inconnue.
Nous ne pouvons nous
complaire dans la conviction qu’un cinquième de l’humanité peut indéfiniment
jouir de la prospérité alors qu’un nombre plus important vit dans le dénuement
et la misère ou que les modes de production et consommation qui détruisent notre
environnement peuvent nous apporter une prospérité
durable.
La question n’est pas
d‘opposer l’environnement au développement ou l’écologie à l’économie. Elle est de savoir comment intégrer ces
deux éléments. Il y a dix ans, avec
les accords conclus à Rio, nous croyions avoir trouvé les moyens de nous sortir
de ce mauvais pas. Mais depuis
lors, les progrès ont été plus lents que prévus. Les pays développés, en particulier,
n’ont pas respecté leurs promesses, qu’il s’agisse de la protection de
l’environnement ou de l’assistance aux pays en développement. La question des finances et de
l’économie, du niveau local au niveau international, continue de menacer
l’environnement comme un intrus.
Nous avons maintenant une
autre chance de rectifier le tir : le Sommet mondial pour le développement
durable qui doit se tenir à Johannesburg en Afrique du sud dans trois mois. Naturellement, le Sommet lui-même
ne peut changer l’histoire. Mais ce
Sommet peut rester graver dans les mémoires comme ayant marqué un tournant si
nous prenons des engagements clairs en faveur du changement et de nouvelles
initiatives pour apporter ces changements dans les cinq domaines spécifiques de
l’eau, de l’énergie, de la santé, de l’agriculture et de la biodiversité.
Avec les bonnes mesures
incitatives et la technologie dont nous disposons déjà, nous pouvons accomplir
beaucoup de choses. Mais la science
nous apportera davantage de solutions si nous effectuons les bons
investissements dans la recherche.
Le savoir a toujours été la clé du développement humain. Il sera aussi la clé de la durabilité du
développement.
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