Nations Unies
Communiqué de Presse

Comité préparatoire du Sommet mondial sur le développement durable
Niveau ministériel, Quatrième session, Bali (Indonesia), 27 mai - 7 juin 2002


Département de l'information · Division de l'information et des médias

 

 

                                                                                                                                ENV/DEV/B/8

                                                                                                                                30 mai 2002

 

 

SOMMET MONDIAL POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE : UNE CHANCE DE GARANTIR NOTRE AVENIR

 

(Adapté de l’anglais)

 

Le texte suivant est adapté d’un écrit du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, sur les défis du Sommet mondial pour le développement :

 

 

Une école de pensée voit dans la croissance économique et le développement la voie ouverte à l’apocalypse.  Une autre minimise les problèmes réels de l’écologie et assure que la technologie et ses progrès spontanés viendront à notre secours. Aucune de ces approches n’est utile ni exacte.  Au cours des deux derniers siècles, l’amélioration de la qualité de la vie a encouragé certains d’entre nous à penser que les limites naturelles du bien-être de l’homme ont été repoussées.  Or,  le nombre incroyable d’êtres humains sur la planète, leur désir légitime d’accéder à la prospérité dont ne bénéficie jusqu’ici qu’un nombre infime et le rythme sans précédent auquel nous utilisons l’énergie et les autres ressources nous ont conduits en terre inconnue. 

 

Nous ne pouvons nous complaire dans la conviction qu’un cinquième de l’humanité peut indéfiniment jouir de la prospérité alors qu’un nombre plus important vit dans le dénuement et la misère ou que les modes de production et consommation qui détruisent notre environnement peuvent nous apporter une prospérité durable.

 

La question n’est pas d‘opposer l’environnement au développement ou l’écologie à l’économie.  Elle est de savoir comment intégrer ces deux éléments.  Il y a dix ans, avec les accords conclus à Rio, nous croyions avoir trouvé les moyens de nous sortir de ce mauvais pas.  Mais depuis lors, les progrès ont été plus lents que prévus.  Les pays développés, en particulier, n’ont pas respecté leurs promesses, qu’il s’agisse de la protection de l’environnement ou de l’assistance aux pays en développement.  La question des finances et de l’économie, du niveau local au niveau international, continue de menacer l’environnement comme un intrus. 

 

Nous avons maintenant une autre chance de rectifier le tir : le Sommet mondial pour le développement durable qui doit se tenir à Johannesburg en Afrique du sud dans trois mois.   Naturellement, le Sommet lui-même ne peut changer l’histoire.  Mais ce Sommet peut rester graver dans les mémoires comme ayant marqué un tournant si nous prenons des engagements clairs en faveur du changement et de nouvelles initiatives pour apporter ces changements dans les cinq domaines spécifiques de l’eau, de l’énergie, de la santé, de l’agriculture et de la biodiversité. 

 

Avec les bonnes mesures incitatives et la technologie dont nous disposons déjà, nous pouvons accomplir beaucoup de choses.  Mais la science nous apportera davantage de solutions si nous effectuons les bons investissements dans la recherche.  Le savoir a toujours été la clé du développement humain.  Il sera aussi la clé de la durabilité du développement.

 

 

 

 

*   ***   *